La XT-6 : un modèle innovant devenu gravure de mode
La S/LAB XT-6 Softground de Salomon, affectueusement surnommée la XT-6, a un nom aussi sophistiqué que sa conception. Mise au point par l’équipe S/LAB de Salomon, le groupe en charge du design et du développement de chaussures et de vêtements, elle est destinée au départ aux athlètes d’élite de trail running de l’entreprise, comme François D’Haene et Ryan Sandes.
D’où vient la XT-6 ? C’est une évolution de la XT-5, qui vient de la XT-4, qui vient de… la XT Wings. Quand Salomon a investi le monde du trail running, Patrick Leick, responsable du programme de services aux athlètes dans la catégorie footwear, a commencé à retravailler la XT Wings originelle en l’adaptant aux besoins des athlètes de trail running de la marque. « De la première à la sixième génération, nous avons seulement apporté de petits changements, pour conserver ce qui a fait le succès de ces chaussures », explique Patrick. On assistait enfin à la naissance de la XT-6 : une chaussure de trail légère avec une adhérence et maintien du pied excellents. Elle constituait la synthèse parfaite de toutes les versions précédentes. Le design du modèle, dessiné par Benjamin Grenet, Footwear Design Manager de Salomon, était « pensé pour mettre en valeur les technologies que comporte la basket, les rendre visibles, et n’était pas une fin en soi ». Le design audacieux de la XT-6 lui a certes permis de conquérir les rues des capitales du monde, mais rien de tout cela ne serait arrivé sans le brio de sa conception originelle.
Fraîchement arrivé dans le département Footwear de Salomon, Jean-Philippe LALONDE a passé des heures à fouiller dans les cartons des saisons précédentes. L’un d’entre eux était rempli de modèles S/LAB XT-6, qui ont immédiatement piqué sa curiosité.
« Si son design est technique, c’est qu’il vient illustrer la fonctionnalité du modèle et la rendre lisible », précise JP. « Si l’on veut recontextualiser la XT-6, la transition est plutôt simple : en passant de couleurs de course classiques (rouge, noir, blanc) à des tons plus doux et athlétiques, on est capables de créer des propositions à l’infini.
FRANCOIS D’HAENE
L’un des athlètes phares à l’époque de la sortie de la basket était François D’Haene, champion français de course ultra-trail. Il a remporté plusieurs 100 mètres, dont l’UTMB en 2012, 2014 et 2017 et la Diagonale des Fous en 2016 et en 2018.
« La XT-6 a été l’une des premières chaussures que j’ai utilisée en tant que membre de l’équipe de course Salomon », explique D’Haene. « Je crois que je l’ai découverte au Running Camp de Salomon. »
Au début de chaque saison de trail running, les athlètes Salomon se rencontrent lors de l’Advanced Week pour s’entraîner et débattre des produits de trail running de la marque, en les testant, en les analysant et en leur apportant des modifications. À l’époque, D’Haene a vu en la XT-6 le combo idéal pour la course ultra, à l’entraînement comme en compétition, et sur tous les terrains. « Son bon compromis entre stabilité, protection et performance la rendait idéale pour la course ultra-trail ! », se souvient François D’Haene, avant d’ajouter qu’il portait aussi ces chaussures pour de longues marches (de moins de 160 km). « Je les porte tous les jours parce qu’elles sont tellement confortables ! »
RYAN SANDES
Ryan Sandes est l’un des meilleurs athlètes d’endurance au monde. Il fait partie du club très restreint des 81 personnes à avoir gagné les 4 courses du désert (des courses autofinancées de 6 à 7 jours sur 250 kilomètres de désert). Il se rappelle avoir couru le Western States 100, le Leadville 100 et le Fish River Canyon avec la XT-6. « Elle fait partie de l’héritage Salomon, j’ai beaucoup de supers souvenirs avec cette basket », raconte le Sud-Africain. Il les a testées pour la première fois lors de l’Advanced Week de 2012 en Grèce.
« Je me souviens avoir essayé une paire la première fois et m’être dit que c’était non seulement un bon modèle de performance, mais qu’elle avait aussi un bon look », raconte Ryan Sandes. « Elle offre un bon maintien et une super réactivité en course, elle est très durable et j’adore ses couleurs et sa forme. »
Ryan Sandes les porte aussi hors du running, principalement pour leur confort mais aussi parce qu’elles « sont stylées avec un jean et des vêtements décontractés ».
Publié à l'origine le 31 mars 2021