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Présentation de l’ambassadrice Salomon : Danielle Lister

21 mai 2024
8 min de lecture

Dani est née et a grandi dans une région isolée du nord du Canada, le Yukon. Un territoire remarquable où elle vit touj0Urs aujourd'hui. Sa passion ? Explorer le Nord hors des sentiers battus en ski de rando, en canoë ou lors de randonnées en montagne. Qu'il s'agisse de faire du camping en plein hiver par des températures de -30 degrés ou de passer le week-end au milieu des glaciers, Dani adopte le mode de vie rude qu'offre le Yukon. Ces aventures la conduisent dans des endroits sauvages et reculés qui l'inspirent à documenter, capturer et partager ses expériences uniques.

“Les Yukonnais sont des gens d’une espèce particulière, à la fois robustes, forts, créatifs, passionnés et bienveillants. Je rencontrerai de nombreuses personnes qui ont une histoire unique ou qui ont accompli des choses extraordinaires.”

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Danielle Lister

SALOMON : Peux-tu te présenter rapidement ?

Danielle Lister : Salut ! Je m'appelle Dani et je suis créatrice de contenu lifestyle et d'aventure basée au Yukon, où je suis née et où j'ai grandi. J'aime pratiquer toutes sortes de sports tant qu'ils me permettent d'être à l'extérieur, qu'il s'agisse de ski de randonnée ou de canoë. Je suis inspirée pour partager mes aventures et mon mode de vie nordique.

S : Peux-tu nous parler de ton enfance au Yukon ?

DL : Tout ce que j'ai connu en grandissant, c'est la vie dans le Nord, une vie que je considérais comme « normale ». Aujourd'hui, quand je regarde en arrière, je me rends compte que les choses n'étaient vraiment pas normales. En hiver, j'étais habituée à n'avoir que quelques heures de lumière par jour, et en été, le soleil ne se couchait jamais. Ici, les voitures ont toutes des prises, non pas parce qu'elles sont électriques, mais parce qu'elles sont littéralement équipées de petits chauffages pour les garder au chaud afin qu'elles puissent démarrer en hiver.

Notre petit village n'avait pas grand-chose, alors le plein air était notre terrain de jeu. Nous construisions des pistes de luge et des châteaux de neige dans nos jardins. Il y a une vraie attitude de « faire avec », où l'on apprend à apprécier toutes les saisons et les défis qu'elles apportent. Les gens sont très attachés à leur mode de vie, ce qui est très sain selon moi. Ils apprécient de faire partie d'une communauté.

S : Tu es née au Yukon mais tu as fait tes études à Toronto. Comment ton séjour à Toronto a-t-il façonné ta vision de l'aventure qui t'a finalement ramenée au Yukon et à tes racines ?

DL : Je pense que vivre à Toronto a été une leçon très importante pour moi. Pour ceUX qui ne le savent pas, Toronto est la plus grande ville du Canada, et l'école que j'ai fréquentée comptait deux fois plus d'étudiants que d'habitants au Yukon. Ayant vécu toute ma vie au Yukon, je voulais faire l'expérience de la vie urbaine. Cétait amusant au début, mais je me suis très vite sentie perdue. Malgré le nombre de personnes qui y vivent, je me suis sentie incroyablement seule. Les montagnes me manquaient. Cela m'a fait prendre conscience de la chance et de la particularité que j'avais d'être originaire du Yukon, de faire partie d'une communauté et d'être entourée de nature. Finalement, la pandémie s'est déclarée et m'a obligé à rentrer chez moi. Depuis, je n'ai jamais VOUIU repartir. Je continue à voyager, mais je sais que le Yukon sera toujours mon chez moi.

S : Quels sont les aspects du paysage et de la culture du Yukon qui t'inspirent le plus et comment influencent-ils tes aventures ?

DL : Beaucoup de choses m'inspirent lorsqu'il s'agit du Yukon. L'un des aspects les plus uniques de notre paysage est la lumière qui change au fil des saisons. En été, les couchers de soleil durent des heures, tandis qu'en hiver le soleil dépasse à peine l'horizon. Combiné à la grande beauté du paysage, cela donne quelque chose d'intéressant que j'adore capturer. La culture et la communauté du Yukon sont une grande source d'inspiration. Les Yukonnais sont des gens d'une espèce particulière, à la fois robustes, forts, créatifs, passionnés et bienveillants. Je rencontre ici de nombreuses personnes qui ont une histoire unique ou qui ont accompli des choses extraordinaires. Je pense que pour vivre dans le Nord, il faut être un peu fou. C'est ce qui attire ce genre de personnes, et c'est Ça qui me plaît. Nous avons également une culture autochtone très riche avec les 14 Premières Nations. Je suis née et j'ai grandi sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Kwanlin DÜn et du Conseil des Ta'an Kwdch'dn. Chacune d'entre elles a une histoire, Une culture et un art qui lui sont propres. Leurs valeurs sont ancrées dans notre façon de penser et de respecter la terre, la faune, la flore et les gens d'ici. Ce sont des valeurs au sein desquelles j'ai eu la chance de grandir et d'être immergée.

“Cela demande de la résilience et de la ténacité de partir à l'aventure. Le fait de savoir que mon esprit et mon corps sont capables de faire ces choses me donne également l'impression d'être plus compétente dans d'autres aspects de ma vie. ”

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Danielle Lister

S : Tes photos des magnifiques paysages du Yukon et des activités que tu y pratiques sont toujours captivantes. Qu'est-ce qui t’a amenée à la photographie et qu'est-ce qui t’a poussée à la pratiquer de manière plus sérieuse/professionnelle ?

DL : Plus petite, mon père était photographe amateur. J’ai toujours été entourée d’appareils photo, que je sois devant ou derrière l’objectif. Il me laissait utiliser son matériel, et je parcourais la maison ou le jardin pour prendre des photos et apprendre à régler les paramètres. J'ai fini par acquérir mon propre matériel photo, et cela m’a depuis permis d’exprimer ma créativité et de partager ce qui me passionne. J'ai grandi à une époque où les réseaux sociaux n'avaient pas encore pris leur essor. La photographie n'était donc pas une carrière que l’on encourageait ni considérée comme un « véritable travail », et je me suis toujours dit que cela resterait une passion. Pour une raison ou une autre, j'ai toujours été attirée par le travail ou les opportunités qui gravitaient autour de la photographie. Je travaille en freelance depuis l'âge de 17 ans environ. Finalement, l'occasion s'est présentée de poser ma candidature au programme « Canon Futures » de Canon Canada. La nuit précédant la clôture des candidatures, j'ai rapidement constitué un dossier. Jamais je n’aurais pensé être acceptée. J’ai finalement été prise, et cela a été un moment décisif pour moi. J'ai enfin pu rencontrer des gens qui travaillaient dans ce secteur et constater qu'il s'agissait d'une véritable carrière. Je craignais de regretter de ne pas avoir essayé, et je me suis lancée. Depuis, je n’ai jamais regardé en arrière. Je pense vraiment avoir trouvé ma voie, et je suis très reconnaissante pour l'aide et le mentorat dont j'ai bénéficié tout au long de mon parcours.

S : Est-ce que le fait d'obtenir « le bon cliché » est un facteur déterminant dans le choix de ta prochaine aventure ou de ton prochain voyage ? Si oui, quel est son rôle ? Si ce n'est pas le cas, quelle est ta stratégie lorsque tu prépares un voyage ?

DL : Je ne suis pas spécialement fan de la mentalité « du bon cliché », car lorsqu'il s'agit de photographie outdoor/d'aventure, cela peut souvent devenir très transactionnelle, ce qui à mon avis n'est pas la façon dont nous devons approcher la nature. Pour moi, il s'agit de vivre une expérience qui m'inspire et d'essayer de capturer des moments et des émotions qui racontent une histoire. Il est important de laisser une place à l'expérience. Il est évident qu'il y a toujours une intention sous-jacente, mais pour moi c’est plus authentique et cela laisse de la place pour remarquer des détails que vous auriez pu négliger si vous étiez attaché à une image spécifique.

“Pour moi, il s'agit de vivre une expérience qui m'inspire et d'essayer de capturer des moments et des émotions qui racontent une histoire. ”

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Danielle Lister

S : Au-delà des défis physiques, de quelles manières selon toi les aventures outdoor contribuent-elles à l'épanouissement personnel et au bien-être ?

DL : Je pense que cela m'a rendue plus forte mentalement. Cela demande de la résilience et de la ténacité de partir à l'aventure, surtout dans les environnements où je me trouve. Le fait de savoir que mon esprit et mon corps sont capables de faire ces choses me donne également l'impression d'être plus compétente dans d'autres aspects de ma vie. Je pense aussi que cela me permet de faire une pause de la vie « normale » et me donne l'espace nécessaire pour penser et réfléchir. Si vous vous êtes déjà assis au sommet d'une montagne, vos problèmes vous paraissent tout à coup insignifiants.

S : Comment gardes-tu l'inspiration et la motivation pour continuer à trouver de nouvelles aventures et expériences à partager avec ton public ?

DL : Chaque fois que je visite un endroit, je remarque toujours d'autres montagnes, rivières ou lieux que j'aimerais retourner explorer en profondeur. Le Yukon est immense, et mon objectif est de pouvoir en contempler une carte en ayant l'impression d'avoir tout vu. Je visite certains de mes endroits préférés presque chaque année et je ne m'en lasse pas, car avec la nature, tout change et on ne sait jamais face à quel type de conditions on va se retrouver. Les personnes avec qui tu voyages peuvent également te donner l'impression d'une expérience totalement nouvelle.

S : Enfin, pour ceux qui prévoient un voyage au Yukon, quel est l'endroit à visiter absolument et quel est l'objet indispensable à avoir dans son sac ?

DL : Si vous allez au Yukon, vous devez selon moi aller visiter le parc national et la réserve de parc national de Kluane. Les paysages donnent l'impression d'être plus imposants que tout le reste du Yukon. On y trouve des montagnes, des glaciers, des rivières, des lacs, ainsi qu'une faune et une histoire tout à fait fascinantes. J'ai l'impression de n'avoir fait qu'effleurer la surface de ce qui peut y être exploré. Si vous visitez le territoire, vous devez vous munir d'un spray anti-ours (valable pour tout le Yukon pendant l'été), je ne peux pas faire sans.

Suivez @danimarielister et @salomon sur Instagram fpour en savoir plus

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