Sorry, you need to enable JavaScript to visit this website.
Aller au contenu principal
We strive to make our website accessible and enjoyable for all users, however if there is informations you cannot easily access, please call a Salomon customer service agent at customer-phone-number or contact us through the contact form
Tips

Trouvez des produits et tous nos conseils pour votre pratique

Au moment où de nombreux pays à travers le monde commencent à assouplir leurs mesures de confinement après une période de mise à l’isolement (ou du moins de limitation des contacts) liée à la pandémie de Covid-19, le Dr Pierre Muller nous invite à être attentifs à la manière dont nous, les amoureux du plein air, retournons dans notre habitat naturel. Ses craintes sont doubles : premièrement, si nous ne respectons pas les règles de distanciation sociale, nous risquons de nous trouver à nouveau rapidement confinés ; et deuxièmement, ce n'est pas le moment de submerger les hôpitaux avec des blessés trop pressés de rattraper le temps perdu à l'extérieur. Voici donc quelques conseils de base du Dr Muller pour vous aider à rester en sécurité et en bonne santé dans les jours à venir.

randonnée hiking

MAINTENIR LA DISTANCIATION SOCIALE

Médecin urgentiste et secouriste en montagne professionnel dans le nord des Alpes françaises, Pierre a dû batailler avec la Covid-19, qui l'a fortement affecté durant le mois de mars. Parce que la montagne permet de faire des randonnées, de courir et d'explorer sans entrer en contact avec beaucoup de monde, Pierre est convaincu que les régions montagneuses seront une destination estivale privilégiée pour les personnes qui y ont accès. En tant que guide de montagne, il comprend l'attrait des sommets mieux que quiconque, mais il exhorte les gens à tenir compte de la situation mondiale. Ce qu’il craint notamment, c’est que nous nous remettions à sortir en groupe et à faire du sport très près les uns des autres. Ce serait alors la porte ouverte à une importante seconde vague de cas de Covid-19 cet l'été ou à l'automne.

« Quand nous retournerons dehors pour la première fois, il faudra faire preuve de bon sens et éviter au maximum les contacts », explique Pierre, qui a été médecin d’équipe lors de plusieurs expéditions de Salomon TV, notamment « Eclipse » et « Guilt Trip ». « Bien que chaque pays progresse à son rythme, nous devons tous agir intelligemment pour ne pas perdre le bénéfice du confinement que nous venons de vivre. Ce serait dommage de faire un pas en avant pour finalement reculer juste après ».

VEILLER À NE PAS SURCHARGER LES HÔPITAUX

Là où Pierre travaille, au service des urgences de l'hôpital de Sallanches, en France – non loin du siège de Salomon et de la célèbre station de Chamonix – environ cinquante pour cent des patients admis à l'hôpital en mars et avril étaient atteints de la Covid-19. Bien que les hôpitaux comme celui-ci, qui ne sont pas situés dans les zones à risques, semblent avoir résisté au plus dur de la crise, ils doivent désormais se préparer aux urgences « classiques ».

« Nous devons maintenant nous occuper d'autres patients en attente de chirurgie cancérologique et autres traitements médicaux », explique Pierre. « Ces cas sont prioritaires par rapport aux traumatismes liés au sport. Nous avons donc besoin que la population se montre responsable au moment du déconfinement. Ce n’est vraiment pas le moment de se blesser. »

FAIRE DU SPORT EN TRÈS PETITS GROUPES

Alors, que faire pour assurer sa sécurité lors de la reprise des activités en plein air ? Pierre conseille vivement de courir avec les mêmes partenaires et de ne pas augmenter le nombre de personnes fréquentées au cours des premiers jours de déconfinement. Selon lui, tant qu’un vaccin n’existera pas, nous devrons communiquer plus ouvertement sur notre santé et la manière dont nous nous sentons, même si nous ne partageons pas ce genre d'informations en temps normal.

« Restez en petits groupes, courez avec les mêmes partenaires et assurez-vous que personne n’ait présenté de symptômes de la Covid-19 dans les trois semaines précédant chaque rencontre », explique Pierre. « Si vous courez avec un ou deux amis et que le lendemain vous commencez à avoir de la fièvre ou présentez d'autres symptômes, contactez vos partenaires d'exercice et informez-en-les. »

Pendant l’effort, Pierre recommande également d’augmenter les distances de sécurité imposées au cours des derniers mois.

« Lorsque les autorités et les responsables de la santé parlent de distances de sécurité, ils s’agit généralement de 1 à 2 mètres », explique-t-il. « Mais quand on est dans le dur – en montée par exemple –, il vaut mieux appliquer une distance de 5 à 10 mètres parce qu’on est plus susceptible de propager le virus lorsqu’on respire fort. Si vous souhaitez réduire cette distance, il est préférable de porter un masque. »

randonnée hiking one person social distance safe

N'EN FAITES PAS TROP APRÈS UNE LONGUE PÉRIODE D’INACTIVITÉ

Une erreur courante commise par presque tous ceux qui ont connu une longue période d’inactivité est de se précipiter et de vouloir en faire trop. Vous ne pourrez pas regagner l'endurance perdue en un (voire même trois) joggings, balades ou ascensions, et le risque de vous blesser dépasse de loin les bénéfices d'un entraînement plus intense au cours des premiers jours. Adoptez une approche à long terme.

« Un après est possible. En attendant, nous devons ralentir, prendre notre temps, et cela vaut également pour les athlètes », précise Pierre. « Arrêtez de vouloir en faire trop chaque jour. C’est un processus lent. La ré-acclimatation est une chose que les athlètes expérimentés connaissent bien parce qu'ils ont déjà connu des retours de blessures, alors abordez la situation actuelle comme si vous aviez subi une opération du genou. Sauf que dans ce cas précis, c’est comme si nous avions tous subi la même blessure et que nous repartions tous du même point. »

SI VOUS VOUS SENTEZ MALADE, FAITES-LE SAVOIR

Et si vous avez récemment eu un gros rhume ou été malade, Pierre rappelle qu’il est préférable de consulter son médecin généraliste avant de reprendre l’entraînement pour s’assurer que vous n'avez pas eu de maladie grave qui pourrait laisser des séquelles.

« C'est une vraie joie de pouvoir ressortir et de reprendre ses activités », ajoute-t-il. « Mais dans l'état actuel des choses, la plupart des hôpitaux n'ont pas la capacité suffisante pour prendre en charge les accidents de sports et autres incidents qui surviennent en extérieur. »